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L’alambic dans la cuisine ?

par Nicolas Thomas
dimanche 25 octobre 2009 par Pierre

Avec l’alchimie, la distillation a été introduite en Occident au milieu du XIIe siècle. Conventionnellement, on date cette apparition de 1144 avec la traduction par Robert de Castre du Morienus, un texte alchimique arabe. Déjà au Moyen Âge, distiller c’est séparer, même si l’étymologie du mot renvoie à un écoulement goutte à goutte du distillat. Si on distille de multiples produits dans le cadre du laboratoire alchimique ou de différents artisanats, les distillations de l’eau de rose, pratique directement importée des arabes, et de boissons fermentées en vue d’extraire la fraction alcoolique tinrent une place importante dés le XIIIe siècle. L’alcool est d’abord utilisé à des fins médicales, comme antiseptique mais également comme remède. On peut aisément imaginer la forte charge symbolique que pouvait représenter une « eau qui brûle » (aqua ardens). L’eau de rose, quant à elle était surtout utilisée dans les préparations culinaires, mais aussi pour la toilette des femmes. La confrontation des données archéologiques et des textes, notamment des inventaires après décès, semble révéler la pratique de distillation familiale. L’alambic ne se trouve pas toujours dans les milieux monastiques, les cours princières ou les caves d’alchimistes. C’est une technique qui peu à peu devînt courante du moins dans les milieux les plus aisés de la population ou dans des contextes ruraux particuliers comme chez les viticulteurs.


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