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Les écolos-thermistes

De Dominique Guillet
jeudi 22 octobre 2009 par anik

En thermes de climat, la rhétorique de tous les “écologistes” politiques auto-proclamés (les nucléarisés, les sarkozystes [17], les modemistes, les hulotistes, les algorites, les benditistes, les verts, les verts de grise mine...) a succombé au syndrome du court-bouillon : une pincée d’hystérie, un zeste d’apocalypse, un soupçon de titanic, une poignée de réfugiés (pas trop gras), une démesure de courbes louches, une louche de science bidon et un bidon de combustible fossile. Le tout assaisonné de mensonges, d’allégories et d’anathèmes. Bien agiter à l’intox. Mijoter à la culpabilité. Servir réchauffé.

Le réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, est devenu, selon les écolo-thermistes de tous poêles, l’urgence écologique primant sur toute autre considération. La Planète brûle !!! Le GIEC annonce 2°, 4°... Qui dit mieux ? James Lovelock ! Il mise, d’ici 2016-2020, sur 5 à 6°C d’augmentation de la température planétaire. La fournaise, les feux de l’enfer, un retour de flammes karmique ! Selon Sir James, il ne restera plus d’autres solutions à l’humanité que d’aller s’installer aux Pôles. Et de ne plus faire d’enfants. Au nom de la protection de Gaïa.

C’est la panique : la crise climatique, l’urgence climatique, l’ultimatum climatique, l’alerte climatique, le péril climatique. Les Verts prônent l’union sacrée : selon Cécile Duflot, « le réchauffement climatique dépasse tous les clivages politiques » [01] et Daniel Cohn-Bendit en appelle à de « nouvelles majorités ». Au nom de la protection du climat.[02]

Le climat serait-il donc le ferment d’un nouvel humanisme ou de nouvelles alliances ? Qu’on en juge : les pompiers humanitaires se sont tous précipités à l’appel des écolo-thermistes... pour refroidir la planète !

- Monsanto qui lutte courageusement, depuis deux décennies, pour recouvrir la planète entière de chimères génétiques résistantes au Roundup et cultivées en “non-labour” économe de CO2. Pour refroidir la planète.

- Toutes les multinationales qui se sont investies, corps et âmes, dans le secteur des “nécro-carburants” au soja, au maïs, à la canne à sucre, à la betterave, à l’huile de palme : les pétroliers (Total, Shell, Exxon, Mobil, British Petroleum, Petrobrás, Repsol-YPF...), les cartels de l’agrochimie (Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont...), les constructeurs d’automobiles (Citroën, Peugeot, Ford...), les géants de l’agro-alimentaire (ADM, Cargill, Bunge, Nidera) et les banques (HSBC, BNP Paribas, Barclays, UBS, Société Générale, Crédit Agricole, Natixis, Banque Populaire...). Pour refroidir la planète.

- Tous les croisés climatiques, Al Gore, Maurice Strong et Rajendra Pachauri [03] (le président du GIEC, un économiste) qui se sont investis dans le marché des crédits-carbones pour créer le “Chicago Climate Exchange” et le “European Climate Exchange” avec le soutien de nombreuses multinationales dévouées à la cause climatique : le pétrolier British Petroleum, le pétrolier Shell, Goldman Sachs, la banque Barclays, la banque Fortis, la banque Morgan Stanley... Pour refroidir la planète.

- Les nombreuses fondations eugénistes, Rockefeller (les barons-voleurs du pétrole), Ted Turner (le magnat des media US, le plus grand propriétaire terrien aux USA) ... qui financent, de très bon coeur, les ONGs (Greenpeace, Friends of the Earth, Réseau Action Climat...) afin de promouvoir les alertes climatiques. Pour refroidir la planète.

- Les multinationales de l’agrochimie et de la pharmacie (Monsanto, Syngenta, BASF, Bayer CropScience, Dow Agrosciences, DuPont, Novartis, Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, Procter et Gamble, Merck, Mosaic, Pfizer, Sumitomo Chemical, Yara) et les fondations (Fondation Bill Gates, Fondation Rockefeller, Fondation Howard G. Buffett) qui financent les ONGs de Kofi Annan et de Jeffrey Sachs pour la “justice climatique” et pour la seconde révolution verte en Afrique. [05] Pour refroidir la planète.

- Et puis, tous les chefs d’états qui font des sueurs en chaire pour tenter de prouver qu’ils y croient, bien évidemment, à cette histoire “du monoxyde de carbone qui détruit la couche d’ozone” [06]... et qui plaident coupables au nom du petit peuple convié à “contribuer au climat”, et qui tortillent du canicul pour pondre des taxes carbone “équitables et durables”. Pour refroidir la planète.

Les Caniculs-bénis en appellent donc maintenant à une union du sacrum climatique, car ne sommes-nous pas tous coupables d’une “empreinte carbone plus noire que le péché”, comme le clame James Lovelock, le prophète de l’Apocalypse climatique ? “Notre atmosphère qui êtes aux cieux, pardonnez-nous nos offenses de carbone”. Au nom de Gaïa, du Climat et du Saint-Galimatias.

Plus de clivages politiques car la maison brûle, ou du moins elle ne va pas tarder à commencer à se mettre à brûler, car comme le dit Noël Mamère « Les dizaines de millions de réfugiés climatiques, les littoraux inondés, le désert en expansion, ne sont pas des visions sorties d’un film catastrophe, mais des prévisions qui font maintenant consensus. » [27]

Et si vous avez l’outrecuidance de remettre en question des “prévisions qui font maintenant consensus” vous êtes un criminel climatique, un négationniste, un néo-scientiste, un allègriste, un suppôt des pétroliers (ce qui, d’ailleurs, n’est pas très sympathique pour les pétroliers-pompiers qui font de leur mieux, depuis de nombreuses années, pour s’investir dans les nécro-carburants et les crédits de carbone, afin de refroidir la planète !)... toutes épithètes brandies par les écolo-thermistes qui ne plaisantent pas avec le dogme du réchauffement climatique anthropique.

Il semblerait, en effet, que certains écologistes, le nez dans le guidon des élections en tous genres et le thermomètre fiché dans le canicul, confondent température électorale et climat planétaire. Lorsque le député Noël Mamère, [27] évoque « la contradiction de plus en plus prégnante entre le court termisme et l’urgence écologique », ne faudrait-il pas plutôt parler de confusion de plus en plus régnante entre le court “thermisme” et l’urgence écologique ?

Car le réchauffement climatique depuis 1860 est naturel, très faible et non-linéaire : il se manifeste par des périodes de 25/30 ans d’alternances entre réchauffement relatif et refroidissement relatif. Ne sont, en aucune manière, corrélées à ce réchauffement climatique naturel ni les urgences humanitaires (faim dans le monde, non accès à l’eau potable, anéantissement des populations civiles par les guerres impériales...) ni les urgences écologiques (pollution nucléaire, pesticides, érosion des sols, désertification, raréfaction de l’eau douce...).

Le réchauffement climatique est tellement faible, de nos jours, que le journal Le Monde, aujourd’hui même, le 20 octobre 2009, titre “Climat : et si le réchauffement faisait une pause ?” et déclare néanmoins qu’il est faux de prétendre que le réchauffement climatique s’est arrêté en 1998. Que nenni : il augmenta de 0,02°C en une décennie, à savoir 2/100 ème de degré centigrade en l’espace de 10 années. « Entre 1998 et 2008, il est vrai que la tendance moyenne a été d’une croissance de 0,02ºC par décennie. Quasiment nulle. » [11] Un cas typique de croissance calorique quasi-négative. Ce qui n’empêche pas Yannick Jadot (un euro-député écolo-thermiste fraîchement issu de la maison Greenpeace) de déclarer le 14 octobre que « Sarkozy fait se réchauffer la planète de 4°C » [26]. Ou les écolo-thermistes sont en retard de deux seaux d’eau à la pompe à incendie ou Nicolas Sarkozy est un superman climatique, un Santa Klaus du Global Warming (la preuve par l’agitation moléculaire de la production de chaleur).

L’un des premiers numéros de la “Gueule Ouverte” titrait en octobre 1973 “Quelle Terre laisserons-nous à nos Enfants ?” On pourrait tout aussi bien titrer, aujourd’hui, “Quels Enfants laisserons-nous à notre Terre ?” Des enfants affamés, pesticidés, cancérisés, stérilisés, mutagénés, vaccinés, virtualisés....

Il n’y pas d’urgence climatique : c’est une farce immonde. Il n’y pas de réchauffement climatique anthropique, c’est une imposture grotesque. Les “prévisions qui font consensus” au GIEC ne sont que du vent, à l’image des marchés de crédits-carbones qui génèrent des revenus à partir de “l’air du temps”. Ne pourrait-on pas conseiller au GIEC de débrancher leur réacteurs-simulateurs et de se mettre à l’écoute du Réel ? Ou sinon de former des escouades de “climato-thérapeutes” qui puissent accompagner les écolo-thermistes dans leur traversée solitaire du désert. Dans l’attente du “Réchauffement Promis”. Parce qu’à raison de 0,02 °C par décennie, il va falloir attendre 5 siècles pour gagner 1°C ! Chauffe qui peut (peu) la planète !

Yannick Jadot déclare que « Au-delà des discours, les positions françaises sont en fait dangereuses. Elles conduiraient à un réchauffement de la planète de plus de 4°C, provoquant une catastrophe humanitaire insupportable. » Il est malin ce Jadot pour prévoir le climat 20 siècles à l’avance en se fondant sur la décennie qui vient de s’écouler.

Avec le Grenelle de l’Environnement - l’amorce de l’alliance entre le sarkozysme et l’écologisme - on aurait pu penser que le fond du gouffre de l’ineptie, de l’hypocrisie et du lèche-bottisme, avait été atteint. Avec le Sommet de Copenhague, les caniculs-bénis font plonger l’écologie, ou du moins ce qu’il en reste, dans des abîmes encore plus profonds d’obscurantisme, de niaiserie, de supercherie, de pleurnicheries et d’apocalyptisme.

Noël Mamère affirme que le Sarkozysme « relève plutôt du casino » [27]. Exactement, tout comme la science climatique à façon du GIEC : du vent, des taxes, des chiffres bling-blang, et, en loterie, une pléthore de courbes de croissance négative et de décroissance positive. On se plaît à rêver que Mr Mamère ait appliqué ses talents de décrypteur à ce qui se cache derrière l’écran de réalité virtuelle de l’imposture climatique, à savoir le code source de l’ignominie : chimères génétiques, énergie nucléaire, nécro-carburants, nouvel ordre mondial, marché de crédits-carbone, taxations pour le petit peuple, eugénisme. Et Mamère d’ajouter que - pour le sarkozysme - « Tout n’est que mise en scène, storytelling, construction de scénarios » [27]. Magnifique formulation qui décrit très précisément, également, l’arnaque climatique :

- Construction de scénarios. Des simulations réalisées par les super-ordinateurs du GIEC fondées sur des courbes tronquées ou truquées. [46] [47] [48]

- Storytelling. Des histoires abracadabrantes : les vagues, les tsunamis, la fournaise, les réfugiés, les calottes qui fondent... Du prêchi-prêcha à la mode Al Gore et Hulot : faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais... Du matraquage médiatique en permanence : les “climato-sceptiques” n’ont aucun droit à la parole ou à l’écriture dans les medias à la solde des Autorités. Des concepts nébuleux et de grands slogans débiles : “justice climatique”, “urgence climatique”, “on ne négocie pas avec le climat”, “nous devons tous nous mobiliser pour sauver notre planète.”, “chauffe qui peut la planète”, “une nouvelle riposte planétaire aux changements climatiques.” [25]

- Mise en scène. La plus célèbre réalisée par l’entremise d’un film de science-fiction “Une vérité qui dérange”. Ce film surréaliste fut réalisé par Al Gore, l’homme de Monsanto qui a gavé la planète entière de chimères génétiques [05] ; l’homme dont les intérêts dans les combustibles fossiles ne sont plus à prouver ; l’homme très ami avec la maison Goldman Sachs, un des acteurs privilégiés du hold-up financier qui a, encore un peu plus, ruiné le peuple US. Ce film de propagande a été imposé dans des dizaines de milliers d’écoles. Un autre film vient d’être récemment commis par le commis de l’industrie nucléaire, Nicolas Hulot : le syndrome du Titanic. (Avec un budget de 5 millions d’euros apporté par EDF, la SNCF, TF1, Studio 37, filière d’Orange, etc…) [16].

« Si “le paysage est fait de signes et nous fait des signes”, alors Al Gore a choisi des images qui sont sensées nous faire comprendre que la vérité qui dérange est celle qu’il nous révèle. Il nous dit que ces images montrent toutes sortes de signes précurseurs de l’Apocalypse. Celle-ci est d’autant plus vraisemblable que son avènement fait l’objet d’un cocktail angoissant de prophéties millénaristes servi tous les jours par de nombreux “experts” en modèles futuristes. Lui aussi, à sa manière efficace, participe à l’écriture et à la diffusion du Livre Saint, ou plutôt du film culte chargé d’enfanter un nouvel imaginaire collectif. C’est à cette construction que sert l’ensemble du corpus d’images de paysages avec ses plans larges, son rythme dissonant et sa tonalité catastrophiste (plus du quart des images). Il ressort une vision pessimiste du monde. Une planète Terre à la merci de l’Homme démiurge. Là où le bas blesse, c’est que la plupart des images de paysages qu’on nous met sous les yeux, ne montrent pas ce qu’Al Gore prêche. Elles jouent sur les stéréotypes d’une représentation collective (la terre fendillée pour dire la sécheresse, la fumée pour évoquer la pollution, l’eau jusqu’au cou pour évoquer l’inondation, un camion embourbé pour dire le dégel…). Elles ne démontrent rien des épouvantes annoncées... »

Ce passage est extrait d’une analyse très pertinente de Martine Tabeaud et de Xavier Browaeys. [07] Nous sommes avec ces films d’épouvante (“Noir c’est Noir” [08]) au coeur de la société du spectacle et tout cela n’est pas sans rappeler l’affaire “des Jeunes de Tarnac” : l’arrestation à grand spectacle d’un groupe de jeunes gens, par une cohorte de policiers encagoulés dans un village de la campagne limousine, sous l’accusation d’entreprise terroriste. La fabrication d’une image. [09] De l’art du spectacle et de la mise en scène d’épouvantes hypothétiques pour faire émerger le Nouvel Ordre Mondial et cautionner la Terreur d’Etat.

De l’art de créer, ex nihilo, un problème (le réchauffement climatique anthropique) afin de provoquer des réactions (ultimatum climatique) et de “proposer-imposer” des solutions pour sauver le climat et refroidir la planète (taxes, nécro-carburants, eugénisme...).

On se demande d’ailleurs si les peuples sont réellement dupes. Car les réactions se sont principalement cantonnées au monde de la virtualité : des pétitions, des sites internet tapageurs, des flash-mobs... A simulation virtuelle, réactions virtuelles. Et d’aucuns appellent maintenant de leurs voeux le “réchauffement climatique” car cela fait quelques années qu’on se les caille ! Tout cela commence à devenir hallucinant car certains experts du GIEC évoquent l’annulation de leurs simulations climatiques afin de proposer des contre-simulations permettant de faire patienter les écolo-thermistes pendant une vingtaine d’années. Iront-ils jusqu’à proposer un autre jeu de “prévisions qui font maintenant consensus” ?

Alors quelques questions à Noël Mamère et à tous les autres députés “écologistes” qui figurent au Grand Théâtre du Parlement Européen, “les Guignols de l’Euro” : assumer « la transition d’une économie fondée sur le gaspillage des ressources naturelles et la destruction de la planète, vers une économie fondée sur le respect des équilibres entre l’homme et la nature » [27] nécessite-t-il, vraiment, que les écologistes se ridiculisent à promouvoir une telle imposture climatique ?

N’est-ce pas une forme de suicide symbolique (di-oxydant pour ne pas dire très occidant), pour les Verts, que de diaboliser le CO2, le dioxyde de carbone, le fondement de la vie et le fondement de la Verte photosynthèse ?

La remise en question du paradigme de la société occidentale et de son consumérisme maladif (si tant est que cela soit réellement un objectif prioritaire de certains écologistes) doit-elle avoir recours, en thermes de climat, à l’artillerie lourde de la théologie de l’annihilation, et de la pathologie terminale du rédemptionnisme, qui sévit depuis deux mille ans : les prophéties, les discours apocalyptiques (les vagues du déluge et la fournaise de l’enfer), les croisades, la diabolisation, la culpabilité, la confession publique (de l’empreinte carbone), le dogme de la pensée unique (climatique), la mise à l’index des “négationnistes”, l’absolution (par le crédit-carbone), le prêchi-prêcha hypocrite... et surtout la prétention vaniteuse, et bien biblique, d’un quelconque pouvoir de l’humanité sur le climat de l’être planétaire ?

Les intégristes de l’écolo-thermisme sont, d’ores et déjà, complices de tout ce qui se trame sous le parapluie de la lutte contre le “réchauffement climatique anthropique” : l’invasion inexorable des chimères génétiques résistantes au réchauffement planétaire et des nécro-carburants “refroidissants” - ainsi que la déforestation concomitante, la destruction des écosystèmes par les techniques de non-labour chimique, le renouveau des thèses eugénistes, le renforcement de l’énergie nucléaire, l’émergence du nouvel ordre mondial et la création, ex nihilo, d’une nouvelle bulle spéculative gigantesque - celle des crédits-carbones. [28]

L’infestation insidieuse du Ver du “Global Worming” est telle que de nombreux groupes de la société civile et de la mouvance “alternative” peinent à s’éveiller de leur auto-amnésie mais commencent néanmoins à s’interroger sur ce qui se mijote derrière l’écran de fumée du “consensus climatique”. L’organisation GRAIN de Barcelone s’interroge sur l’arrivée du lobby agro-industriel à Copenhague [30]. L’organisation ETC Group, au Canada, dénonce le recours à la géoingénierie pour moduler le climat [30] [31] [32] et a, de plus, en 1997, réalisé un excellent travail de dépistage des centaines de brevets “climatiques” déposés par les multinationales de la semence transgénique [33]. L’organisation Via Campesina commence à dénoncer les “fausses solutions” des multinationales de l’agrochimie au problème climatique [34].

Encore un peu de patience et les organisations paysannes et militantes vont finir par s’apercevoir que non seulement les solutions sont fausses mais qu’en plus le problème est non-existant.

Les Amis de la Terre, France, viennent de présenter, sur leur site internet, une traduction d’un article Argentin, “Scandale : le soja GM détruit l’Amérique du Sud et cherche à encaisser des Crédits Carbone !” [40]

« Pour finir, le lobby des biotechnologies est prêt pour Copenhague et il semble bien qu’il ait un ordre du jour proche de celui des grands groupes environnementalistes. Dans un document récent de l’association états-unienne de lobbying des biotechnologies, BIO, un des objectifs surprenants était de chercher à collaborer avec le WWF. »

Il est franchement amusant de voir certaines organisations “écologiques” en France, qui s’égosillent habituellement sur l’alerte climatique, dénoncer avec véhémence l’implication scandaleuse de WWF dans le soja transgénique en Amérique latine. Parlons d’auto-amnésie ! Cela ne date pas d’hier, cela remonte à 2002 ! [15] [39] [41] Fabrice Nicolino a déjà écrit un magnifique billet sur ce sujet. [38]

La “Round Table on Responsible Soy” (la table ronde sur le soja responsable) a été promue par WWF depuis le début. [13] [14] On retrouve dans cette organisation Monsanto, Syngenta, British Petroleum, Unilever, ADM, Biofuels Corporation Trading LTD, Cargill, Carrefour, et des dizaines d’autres multinationales ou sociétés de la clique de la pétrochimie, de l’agrochimie, de l’agro-alimentaire et des nécro-carburants. Le vice-président de RTRS est Cassio Franco du WWF-Brésil. Monsanto et WWF sont des alliés historiques dans la promotion du soja “durable et responsable”, entendez par là le soja transgénique de Monsanto en non-labour chimique au glyphosate (à savoir le Roundup : un des pesticides les plus cancérigènes et mutagènes au monde).

Sur le site des Amis de la Terre [40], l’article dénonçant le soja génétiquement modifié est surmonté d’une bannière lancinante et hypnotique qui fait défiler “ultimatum climatique”, “1 millions de signatures pour le climat” et “signez l’appel pour Copenhague”.

Il n’y pas de commentaires, et il ne peut pas y en avoir, car les Amis de la Terre sont co-signataires avec WWF de l’Ultimatum Climatique ! [49] Et WWF est l’une des organisations les plus hystériques sur le plan de la lutte contre le réchauffement anthropique. Cela vaut la peine de faire un petit détour par le site de WWF pour y apprendre que le CO2 est “odieux” ! [50]

L’Ultimatum Climatique est le dernier avatar de ce que Noël Mamère appelle les “grandes associations de protection de l’environnement et de solidarité internationale” : Greenpeace, Action contre la faim, WWF, les Amis de la Terre, Médecins du Monde, CARE, FIDH, Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, le Secours Catholique, le Réseau Action Climat. Elles lancent une pétition bidon [49], qui n’est même pas sécurisée, et qui est sans doute, avant toute autre chose, une gigantesque opération de marketing destinée à “récolter” des centaines de milliers d’adresses e-mail car la finalité première de certaines de ces organisations, c’est la chasse au pognon.

Si l’on gratte un peu la couche de vernis, il est aisé de découvrir que certaines de ces “grandes associations” ne protègent rien du tout et ne sont solidaires internationalement de rien du tout, si ce n’est de leurs propres intérêts financiers et, bien sûr, des intérêts financiers de leurs commanditaires. Il n’est que de suivre la trace de l’argent.

- WWF est une organisation créée par deux eugénistes notoires. Son implication scandaleuse dans le soja transgénique de Monsanto donne la mesure de son éthique. Ses financements et partenariats sont multiples : Ciments Lafarge, Coca-Cola, Wall-Mart, Toyota... L’un de ses plus grands financeurs est Mr Hoffman, du groupe pharmaceutique Hoffman-La Roche [(Genentech Inc) qui fabrique le Tamiflu pour Gilead Sciences (Mr Rumsfeld). A son capital se trouve la multinationale Novartis/Syngenta.]

- CARE-France est une branche de CARE-USA, l’un des avant-postes de l’Empire dans un grand nombre de pays “en voie d’occidentalisation”. La présidente de la branche française est Arielle de Rothschild (Gérante de Rothschild et Cie). « Pour Care, la liste des entreprises partenaires parle d’elle même : Orange, Sanofi-Aventis, Lafarge, EDF, Starbucks...[23] En somme, des entreprises qui prennent part à divers lobbies au sein de l’Europe, de l’OMS, de l’OMC. Lafarge est un bon exemple... Son PDG Bertrand Collomb, a été président du conseil des affaires pour le développement durable et finance l’ONG WWF à hauteur de 1 million d’euros par an [22]. On retrouve également Lafarge au sein de l’European Roundtable (ERT) en 1999, également au CEPS (The Centre for European Policy Studies) pour la Commission Européenne sur le changement climatique puis, au sein du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) aux Nations-Unies [34]. Thierry de Montbrial était membre du conseil consultatif international de Lafarge et du conseil d’administration de Cap Gemini. Ce dernier est une des seules personnalités françaises présentes chaque année au groupe Bilderberg. [36] Il est également le père de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales) qu’il a fondé en 1983. Les publications de cet institut suivent en grande partie les intérêts des élites de Washington mondialistes, avec la volonté de les transposer en France : Sécurité intérieure, ingérence, etc.. » [20] [21]

- Fondation Nicolas Hulot. Pour Nicolas Hulot, l’éco-tartuffe pleurnichard et clown du Titanic climatique, la voie royale vers l’Ultimatum Climatique est l’Ultime Atome (nucléaire). Les financeurs de sa fondation sont EDF, Bouygues, Saint-Gobain...

- Greenpeace. La maison-mère aux USA dicte les campagnes et que l’on ne nous parle pas de l’indépendance de Greenpeace France car, en mars 2007, nous avions téléphoné au siège de l’organisation pour nous enquérir de leur position sur les nécro-carburants. Ils n’en avaient pas, car l’organisation internationale n’avait pas donné de consignes. A cette époque, on trouvait encore de belles photos de voitures à l’éthanol sur les sites internet de l’organisation et en 2006, Greenpeace Suisse et WWF se réjouissaient de l’ouverture de la première pompe à éthanol en Suisse [12]. Greenpeace USA est libéralement subventionné par les deux fondations archi-eugénistes Rockefeller (1.080.000 dollars de 1997 à 2005 et plus ensuite) [43] et Tim Turner (1.390.000 dollars de 1996 à 2001 et plus ensuite) [42]. Greenpeace USA est spécifiquement subventionné par ces fondations sur des actions “réchauffement climatique”. [18]
Et pour rebondir sur la société du spectacle, Greenpeace s’attaque maintenant au pétrolier Total “le criminel climatique”, après avoir organisé un nu collectif dans un vignoble au mois d’octobre 2009 en partenariat avec l’artiste David Spencer [10] pour sauver les vignobles Français et l’agriculture Européenne. Question : en quoi Total est-il plus criminel que les viticulteurs et autres agriculteurs qui empoisonnent les populations avec leurs vins et aliments farcis de poisons cancérigènes ? Le terrorisme agricole n’a rien à envier au terrorisme pétrolier.
- Réseau Action Climat. C’est une branche du Climate Action Network aux USA. Son directeur, Peter Bahouth, fut auparavant directeur de Greenpeace et puis directeur de la fondation de l’eugéniste Ted Turner. [19] Climate Action Network est généreusement subventionné aux USA par la même clique de fondations.

- Les Amis de la Terre. Les diverses branches de cette organisation font, en règle générale, un excellent travail de décryptage de ce qui se passe dans le secteurs des chimères génétiques et des nécro-carburants. La branche US “Friends of the Earth” est généreusement subventionnée par la Fondation Rockefeller (1.427.500 dollars de 1994 à 2001 et plus ensuite) et la Fondation Turner (425.000 dollars de 1996 à 2002) [45]. Les Amis de la Terre-France ont succombé comme tant d’autres organisations au syndrome du réchauffement anthropique. Ils sont financés par les fonds publics et par des fondations.

Evoquons au passage, sans nous attarder, “Médecins du Monde” dont l’implication dans l’uranium du Niger avec Areva est dénoncée par certaines organisations [24] et “Action contre la faim”, un des avants-postes de l’empire dont le fondateur, Jacques Attali, est un promoteur acharné du Nouvel Ordre Mondial. Nous allons en rester là de ce décryptage très partiel et éminemment déprimant des organisations de l’Ultimatum Climatique. Il ressort de tout cela que les Rockefeller mènent la danse, et ce depuis le début du siècle passé. De très nombreuses autres fondations subventionnent allégrement les organisations écolo-thermistes. La Fondation Turner, par exemple, dont le fondateur, Ted Turner, préconise une éradication de la population terrienne à hauteur de 95 %, pour redescendre à un niveau “raisonnable” de 250/300 millions d’habitants [04] [44]. Une grande partie des ONGs signataires de l’Ultimatum Climatique sont sous le contrôle des grands patrons de l’industrie qui, par exemple, ont dirigé depuis fort longtemps WWF.

Le directeur de Greenpeace est maintenant Robert Lion [37] qui déclarait en 1997 : « Des entreprises anticipent l’inéluctable succès des défenseurs du climat - à Kyoto et au long des décennies qui viennent. Ce succès leur ouvrira des marchés : nouvelles générations d’automobiles et d’appareils domestiques, nouvelles technologies énergétiques, produits et process industriels moins énergivores. Le champion mondial de ces attitudes intelligentes pourrait bien être… Shell, ou Toyota, ou Dupont de Nemours ». [35]

Cette déclaration de Robert Lion est totalement en phase avec l’écolo-thermisme ambiant. Donc, faut-il vraiment s’étonner que les finalités réelles de WWF, de Greenpeace et d’autres soient le développement d’un capitalisme vert, point à la ligne ? La défense du climat n’est qu’un prétexte bidon.

Il ne sortira rien du Sommet de Copenhague, sur le plan du climat, car les émissions anthropiques de CO2 ne peuvent contribuer ni au réchauffement planétaire ni au refroidissement planétaire. La science à façon du GIEC est à l’image de la science agronomique moderne qui a oublié que le sol est un organisme vivant et non pas le réceptacle inerte d’un cocktail de poisons et de fertilisants de synthèse ; à l’image de la science médicale moderne qui a oublié que le corps humain est un organisme vivant et non pas le réceptacle d’un cocktail d’aliments empoisonnés, de vaccins pourris et transgéniques et de remèdes de synthèse iatrogéniques. La science réductionniste du GIEC a réussi l’exploit de réduire le climat de l’être planétaire à une équation unique à une seule molécule, le dioxyde de carbone ; elle a oublié que l’être planétaire est un organisme vivant dont la complexité échappe, et échappera toujours, à la petite compréhension du bipède qui s’est auto-proclamé le maître de la création ; et elle a évacué de sa vision globale climatique la présence du soleil et de l’entièreté du cosmos. C’est une immense farce.

Les vagues de la réalité climatique sont en train de laminer les fondations virtuelles du château de sable du GIEC. De cela, tous les chefs d’état de l’Europe sont fort conscients même s’ils s’efforcent, tant bien que mal, de prétendre le contraire. Il n’est que Vaclav Klaus pour refuser de se prêter à ce jeu de dupes. C’est également le seul aussi qui ose affirmer que l’Europe n’est pas une Europe des libertés et de la communauté mais une Europe des lobbies et des puissances financières.

Ce qui va sortir du Sommet de Copenhague, par contre, c’est une puissance encore accrue de l’agrochimie chimérique, de l’industrie nucléaire et de la production de nécros-carburants. Pour refroidir la planète ! Avec quelles complicités ?

Au nom de la protection du climat, Daniel Cohn-Bendit plaide pour de “nouvelles majorités”. Une alliance renforcée du sarkozysme et de l’écologisme, peut-être ?

Lorsque Noël Mamère parle de “carbonisation de la politique” [27], n’est-ce pas plutôt de “politisation du carbone” qu’il faudrait parler ? La forme d’écologie politique, qui émergea de la mouvance de la Gueule Ouverte en 1972, n’a-t-elle pas vécu ? Il semble que la Gueule soit maintenant irrémédiablement fermée. L’imposture climatique (la politisation du carbone) ne finira-t-elle pas d’enterrer le peu d’authenticité qui restait à cette forme d’écologie politique ? On ne peut qu’espérer qu’il sortira de ce compost de nouveaux ferments révolutionnaires pour l’émergence des Tribus du Futur.

Au nom de la protection de Gaïa, James Lovelock nous propose l’énergie nucléaire, les chimères génétiques, l’agriculture agressive (à grands renforts de pesticides), la nourriture synthétique et l’hyperconcentration de l’urbanisation. Est-ce également au nom du Climat et de Gaïa que James Lovelock s’est engagé dans la croisade de l’eugénisme ? [29] James Lovelock serait fort avisé de ne pas mêler Gaïa, l’être planétaire, la Terre-Mère, à tous ses délires séniles et mortifères.

Le Climat est tout aussi ancien que Gaïa, 4350 millions d’années et des poussières. Le Climat n’est pas né de la dernière pluie ! Prétendre réduire le Climat de Gaïa à la seule molécule de CO2 est tout autant dément que de prétendre réduire la conscience humaine à une poignée de neurones.

Les chemins de la co-évolution entre Gaïa et l’humanité sont à redécouvrir : une aventure fascinante et exaltante. Une Insurrection des Consciences ?


Dominique Guillet

Lire la totalité de l’article ainsi que les notes sur le site liberterre où vous trouverez aussi le pdf à télécharger en attendant que je le fasse (je suis tombée et je pars à l’hopital !)


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