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L’Effet de “Serres” et la Révolution Verte Eugénique

De Dominique Guillet
jeudi 8 octobre 2009 par anik

Durant la saison 2008/2009, en Afrique du sud, ce fut la catastrophe pour les paysans qui cultivèrent
trois variétés de maïs transgéniques de Monsanto sur 200 000 hectares : les plantes ne produisirent pas
de grains, juste des tiges et des feuilles. [01] Monsanto s’est manifestement recyclé dans la production
de bio-masse avec des variétés de maïs thermo-réactives !

En 2009, un météorite H1N1 nous arrive tout droit du cosmos et répand dans l’atmosphère une étrange
pandémie, de caractère totalement bénin, [02] que les Autorités Onusiennes, sur les conseils éclairés
des multinationales du Big Pharma (Novartis, Sanofi-Aventis, Baxter...) décident de combattre avec
des milliards de doses de vaccins. En France, les medias à la botte tentent de semer la panique et les
chiens-bergers des ministères montent en chaire pour exhorter le troupeau à se faire vacciner, de gré
ou de force, puisque la commission d’experts indépendants (et représentant néanmoins les laboratoires
pharmaceutiques) l’a ainsi “conseillé” à Madame la Ministre [107] : l’ardoise est d’1 milliard d’euros, soit
25 % de ce qu’est supposée rapporter la taxe-carbone. Aux USA, on évoque la loi martiale, des bracelets
permanents à Boston, et la société Verichip voit ses cours flamber en bourse suite à l’annonce de la sortie
de ses micro-puces H1N1. [106]

En 1974, la Fondation Rockefeller, dans son rapport annuel, [03] annonça un symposium dont l’intitulé
était “Changement climatique, Production alimentaire et Conflit entre les nations”. Ce symposium inter-
disciplinaire allait rassembler des climatologistes et des scientifiques concernés par la production alimen-
taire afin d’examiner les implications futures de la tendance, en cours, au “refroidissement global” et
ses effets sur la production alimentaire mondiale. Quelques années plus tard, après mûre réflexion, la
Fondation Rockefeller, hissa le pavillon “réchauffement global” avec, aux rames de la galère, une cohorte
de “scientifiques” généreusement subventionnés pour prouver une corrélation anthropique inéluctable
entre le dioxyde de carbone et la fièvre climatique.

Quelle est donc, allez-vous dire, la relation entre ces trois phénomènes, au-delà du fait qu’ils seraient
tous liés à une montée du thermomètre ?

Dans mes précédents essais, “Les caniculs-bénis” [04] et “Carbone, mon Amour” [69], je me suis am-
plement exprimé sur l’imposture du réchauffement climatique anthropique, à la sauce CO2, et sur les
dangers que cette arnaque fait courir à l’humanité de promouvoir la montée en puissance d’un Nouvel
Ordre Mondial, une variante quelque peu globalisée de l’ancien, et surtout l’occultation de tous les mé-
faits commis, dans la biosphère, par la mafia des multinationales de la pétrochimie et de l’agrochimie.

Je souhaiterais, dans ce troisième essai, présenter un autre danger extrême, celui qui menace tous
les pays “en voie de développement” (ou plutôt en voie d’occidentalisation) en Asie, en Afrique et en
Amérique Latine : l’imposition d’une “révolution verte eugénique”, déguisée très ingénieusement en une
seconde révolution verte, “transgénique” cette fois, sous l’égide des commissions de l’ONU et financée par de très grosses fondations avec la complicité des multinationales de l’agrochimie et des semences
chimériques qui, par coïncidence, sont également les dispensatrices d’une pléthore de vaccins.

Et, faut-il le préciser, cet “Effet de Serres” des multinationales, et de leurs complices, se met
bien gentiment en place sous le parapluie du réchauffement climatique anthropique !
Les orga-
nisations paysannes, qui tentaient encore de résister aux chimères génétiques, sont totalement désem-
parées. Elles ne font pas le poids face aux multiples organisations de la “société civile” (ou prétendues
telles) pour lesquelles l’argent coule à flot et qui, dans leurs croisades climatiques, brandissent le spectre
des hécatombes de la faim, ou de la chaleur ou de la fièvre (porcine, aviaire, zébrée...).

Le réchauffement climatique anthropique est l’aubaine parfaite pour les multinationales de l’occident
qui envahissent les territoires des pays les plus pauvres pour les vider de leurs populations paysannes
traditionnelles et en faire de gigantesques réservoirs de production agro-industrielle d’aliments (pour
l’export) et de nécro-carburants (pour l’export) et ce, avec des variétés supposément résistantes à la sé-
cheresse. Et, peut-être même, avec quelques campagnes de vaccinations bien “ciblées” car l’agriculture
moderne occidentale se pratique avec de la machinerie lourde, et non pas des humains trop légers, parce
que sous-alimentés, dont elle peut aisément se dispenser !

Et tout cela pour refroidir notre bonne vieille Planète Terre et en diminuer l’empreinte carbone !

Global Worming : le Ver est encore dans le Vert

Il ne s’agit plus cette fois des bouffonneries pathétiques de quelques “écologistes” auto-proclamés en
quête maladive de pouvoir ou de quelques organisations “environnementales” institutionnelles de la
contestation, mais adeptes du consensus mou néanmoins, [70] cherchant à conforter leur fonds de
commerce. L’infestation est beaucoup plus sérieuse : le Ver est dans la Révolution Verte, la première et
la seconde.

Les origines de la première Révolution Verte - verte par la couleur du dollar - remontent à 1945 au Mexi-
que. En février de cette année-là, la conférence panaméricaine de Chapultepec [05] définit les nouvelles
bases de l’ordre mondial et met en place celles de l’hégémonie économique des USA. La Fondation Roc-
kefeller - qui depuis le début du 20 ème siècle constitue, sur toute la planète, le poste le plus avancé de
l’Empire US - y installa un centre de recherches agronomiques pour fomenter une révolution agricole, et
ce avec l’aide de Henry A. Wallace [06], le fondateur de Pioneer Hi-Bred, la plus grande entreprise mon-
diale de semences de maïs F1 (qui fut ensuite rachetée par DuPont, le géant de la chimie). Mr Wallace fut
également ministre de l’agriculture US de 1933 à 1940 et devint vice-président des USA en 1940. C’est
sous son règne agricole que l’imposture scientifique des “hybrides F1” se mit en place : les agronomes
qui ne croyaient pas en cette supercherie furent tout simplement évincés. C’est la plus grande arnaque
agronomique du 20 ème siècle [07] mais elle génère un gigantesque marché captif : les variétés F1 sont
stériles, ou dégénérescentes, et les paysans sont obligés de racheter des semences tous les ans.

La Fondation Rockefeller embaucha Mr Borlaug au Mexique afin de développer des variétés “améliorées”
de céréales. Les technologies agricoles de Borlaug furent ensuite exportées vers l’Asie. En 1961, la Fon-
dation Ford lança la “Révolution Verte” en Inde et la même année, l’IRRI aux Philippines (International
Rice Research Institute), financé par la Fondation Rockefeller, constitua sa banque de semences (dont
une partie littéralement volée au Professeur Richcharia, le grand génie du riz en Inde) afin de créer ses
variétés de “riz miracle”.

L’année 1961 constitue une année-clé pour l’élite globaliste. Outre la main-mise de l’Empire US sur l’agri-
culture de l’Asie du sud-est, c’est également l’année de :

- la création de l’UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales) par la “Conven-
tion de Paris”. Cette organisation internationale met en place le cadre légal qui va permettre aux cartels
de la pétrochimie et de l’agrochimie de racheter toutes les entreprises semencières de l’hémisphère nord
en l’espace de trente ans.

- la restructuration du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) qui lui permet de
prendre le contrôle total de la semence en France. Le GNIS a été créé par le Maréchal Pétain en 1941.

- la création de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique).

- la création de l’Alliance pour le Progrès de John Kennedy.

- la mise en place du Codex Alimentarius par la FAO et l’OMS, qui sera opérationnel en 1963.

- la création de la PAC (Politique Agricole Commune), l’un des principaux vecteurs de la déstabilisation
des agricultures familiales et vivrières des pays pauvres, par le biais des subventions agricoles et du
“dumping”.

L’année 1961 voit ainsi le triomphe de l’élite globaliste et l’accomplissement de son rêve de contrôler
l’alimentation des peuples. Un seul petit grain de sable dans les rouages de la machine : John Kennedy
se rebiffe contre ses parrains, exhorte la presse à être au service de l’information authentique, informe
le peuple US qu’il est sous la dépendance du complexe militaro-industriel et, très influencé par le “Prin-
temps Silencieux” de Rachel Carson, il commence à remettre en question la dictature des cartels de
l’agrochimie.

LIre la totalité de l’article en pdf.


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