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Violence contre les femmes, un phénomène mondial

ORGANISATION MONDIALE CONTRE LA TORTURE (OMCT)
samedi 9 août 2008 par anik

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) souhaite rappeler la discrimination dont les femmes sont quotidiennement l’objet de par le monde, car les crimes commis à leur encontre sont rarement punis, et ceux qui leur sont imputés le sont trop souvent de façon disproportionnée et arbitraire.

La violence exercée contre les femmes par leur famille et leur entourage est aussi universelle que les droits dont elles devraient jouir. Cela exige plus que des interdictions légales. Ces pratiques demeureront inchangées tant qu’elles seront socialement tolérées au nom d’un ordre patriarcal, de la tradition ou d’une domination sexuelle.

Pourtant avant de parler de l’obligation qu’a l’Etat de prévenir, protéger, investiguer et punir les actes de violence domestique et sociale perpétrés contre les femmes, il conviendrait de reconnaître d’abord que c’est l’Etat lui-même qui exerce et commandite cette violence. D’où la nécessité d’envisager tous les aspects du problème et de l’aborder sur différents fronts, à différents niveaux, selon une démarche holistique. C’est ce à quoi l’OMCT s’est attachée, avec le soutien de ses membres (282 à ce jour), depuis 1996.

Au cours des dix ans d’existence de son programme Violence contre les Femmes, l’OMCT a pu constater que certaines femmes, de par leur rôle dans la société ou leur appartenance à une certaine catégorie sociale, sont plus susceptibles que d’autres d’être victimes de violence. Par exemple, dans l’Etat indien du Tamil Nadu, les femmes Dalit victimes de violence, et même de viol, auront d’autant moins de chances d’être entendues par la justice et dédommagées que leur agresseur est d’une caste supérieure. La garantie virtuelle d’impunité joue un rôle catalyseur dans la perpétration de tels actes. De plus, les défenseurs des droits des femmes, qu’ils soient hommes ou femmes, sont eux-mêmes la cible d’attaques pour oser défier les règles gouvernementales et les normes sociales.

L’OMCT a aussi amplement documenté l’extrême violence dont les femmes sont victimes dans le contexte de conflits armés internes (Soudan, Colombie), d’occupation (Israël/Territoires Occupés palestiniens) ou dans le cadre de contestations de souveraineté territoriale (Sahara occidental). Dans ces cas, les forces armées gouvernementales et rebelles, qui devraient respecter la loi humanitaire internationale, jouissent d’une impunité totale pour les mauvais traitements, la contrainte aux travaux forcés, l’exploitation sexuelle et les sévices sexuels infligés aux femmes, souvent utilisés comme armes de guerre.

Nombreuses sont les raisons qui retiennent et dissuadent les femmes de dénoncer les actes de violence qu’elles subissent : la pression sociale, la honte, la crainte de représailles ou la conviction que rien ne sera entrepris pour investiguer et punir ces exactions. L’OMCT a cependant relevé que des réseaux internationaux de solidarité, tels que son réseau SOS-Torture, sont particulièrement actifs dans leur soutien aux femmes victimes de violence. Passer sous silence cette violence nuit à l’amélioration de la situation des victimes actuelles et potentielles. Les auteurs doivent être dénoncés et discrédités, et les Etats tenus pour responsables de l’exécution ou de l’absolution des violations des droits des femmes les plus fondamentaux.

Pour de plus amples informations ou l’obtention de documents, voir www.omct.org

De : OMCT

Voir en ligne : http://www.omct.org

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