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La Pédagogie Montessori

De wikipédia
mercredi 11 mars 2009 par anik

La pédagogie Montessori est une méthode d’éducation dite ouverte, par rapport aux méthodes dites fermées ou traditionnelles, telle que l’enseignement mutuel. Sa pédagogie repose sur l’observation de l’enfant qui amène l’éducateur à adopter les gestes appropriés pour favoriser son apprentissage. Dans la pédagogie Montessori l’éducation est considérée comme une « aide à la vie »

Maria Montessori, médecin, anthropologue et pédagogue a étudié pendant 50 ans des enfants de milieux sociaux et culturels très différents. Son observation de l’être humain de la naissance à la maturité lui a permis d’élaborer des principes philosophiques, psychologiques et pédagogiques. Ceux-ci, ainsi qu’un matériel auto-didactique complet, définissent la pédagogie Montessori.

Pour Maria Montessori, il est primordial d’offrir à l’enfant la possibilité d’épanouir au maximum ses différentes sensibilités :

* dans un cadre adapté à ses besoins psychologiques ;
* en respectant son rythme propre et ses particularités individuelles (ses périodes sensibles) ;
* tout en l’éveillant à la vie sociale.

Les psychologues contemporains montrent le passage de l’enfant par différents stades de développement psychologique. Ces stades sont les mêmes pour tous et possèdent un ordre de succession invariable. Mais dans la psychologie montessorienne, chaque enfant est unique. Il a sa personnalité propre, son rythme de vie, ses qualités et ses difficultés éventuelles. Les enfants traversent tous des « périodes sensibles » :

* Il s’agit de sensibilités spéciales en voie d’évolution, des moments de la vie de l’enfant où celui-ci est tout entier « absorbé » par une sensibilité particulière à un élément précis de l’ambiance.
* Ce sont des périodes passagères, transitoires ; elles se limitent à l’acquisition d’un caractère déterminé ; une fois le caractère développé, la « sensibilité » cesse. Il est donc primordial que l’ambiance (l’environnement) offre au bon moment à l’enfant les moyens de se développer.

Selon Maria Montessori, « si l’enfant n’a pu obéir aux directives de sa période sensible, l’occasion d’une conquête naturelle est perdue, perdue à jamais ». Pendant ces périodes sensibles, l’enfant assimile telle ou telle acquisition. Si l’enfant est aidé à ce moment précis, l’apprentissage se fait en profondeur. Mais si l’enfant ne trouve pas les éléments (dans l’ambiance et le matériel) qui répondent à son besoin du moment, la sensibilité s’étiolera progressivement.

Maria Montessori est convaincue que les forces du développement sont incluses dans l’être vivant et que l’œuvre de l’éducation consiste à conserver leur spontanéité, et à éloigner tout ce qui pourrait les affaiblir et les empêcher de s’épanouir.

Il faut que l’enfant édifie lui-même sa personnalité et qu’il développe ses facultés motrices et intellectuelles. C’est pourquoi l’éducateur doit avoir une confiance complète dans les forces de l’enfant, respecter sa liberté d’action et préparer l’ambiance nécessaire et favorable à son développement. L’éducateur doit être capable d’observer les différences de rythme de l’enfant, il doit bien connaître chaque enfant en faisant preuve d’attention et de respect.

Créée dans un quartier pauvre de Rome, cette pédagogie a su obtenir l’enthousiasme de milliers d’enseignants de par le monde. Il semble qu’elle s’implante mieux dans un pays sans dictature.

Cette méthode d’éducation, en pratique depuis le début des années 1900, a permis l’éclosion de nombreuses écoles maternelles puis primaires, et même pour les jeunes jusqu’à 18 ans.

Lorsque Maria Montessori quitte l’Inde en 1952, cette méthode a le vent en poupe, puisque Maria a formé des milliers d’enseignants à sa méthode.

Par contre, la situation est nettement moins rose en Occident. Suite à la Seconde Guerre mondiale, le nombre d’écoles ouvertes est minime. À la fin des années 1950, il ne reste plus que quelques écoles ouvertes aux États-Unis, maintenues en activité par des disciples de John Dewey.

La méthode imprègne cependant doucement les esprits à travers plusieurs initiatives locales (par exemple sœur Gisèle Pelvey en France).

Les années qui suivront verront une expansion de sa pédagogie sur tous les continents. En 2005, il y a environ 4 500 écoles de par le monde qui enseignent selon cette approche pédagogique.


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