robin-woodard

Réflexions sur le travail

par Emile Pouget, Non Fides, R.T.O., S.I.P.N.
dimanche 27 juillet 2008

Travailler, pour quoi faire ?

A celui qui vous dira qu’il s’est enrichi par le travail, demandez : « De qui ? »

Le travail, c’est la santé (des patrons).
L’aliénation par le travail, c’est le sentiment du travailleur de ne pas se reconnaître dans ce qu’il produit. De plus, le travail produit plus de valeur que le travailleur n’en retire en échange. En effet, Le commis de cuisine d’un quatre étoiles qui cuisine des plats qu’il n’aura jamais les moyens de se payer, l’ouvrier du bâtiment qui construit des villas qu’il ne pourra jamais habiter ou le travailleur à la chaîne qui assemble des pièces de voitures qu’il ne pourra jamais conduire sont tous des exemples vivants de l’aliénation par le travail, véritable cause du mal-être généralisé de notre société malade et obstacle à notre volonté d’émancipation. Et pourtant nos sociétés occidentales ne sont pas les plus mal loties.

Le travail comme identité.
Le travail, du latin trepalium (torture visant à empaler la victime par trois fois) a pris le pas sur toute autre forme d’expression de notre humanité, la privant ainsi de sa liberté. En effet, Lorsque l’on demande au passant ce qu’il fait dans la vie, il répond banquier, assureur, chômeur, cadre, ouvrier, ingénieur et non père, mère, amant, amoureux, lecteur, musicien, poète. Le travail occupe, tout simplement, trop de place dans notre journée pour nous permettre d’avoir le temps de faire autre chose, car le pouvoir ne nous reconnaît d’autre valeur que celle de travailleur salarié et tire profit de notre soumission, alors que nous aspirons à faire valoir notre originalité.

Le travail comme nous l’entendons.
Le travail, au lieu d’être la principale cause de nos maladies sociales (accidents du travail, suicides, dépressions nerveuses, harcèlements etc.) devrait être le meilleur moyen de marquer le monde du sceau de notre intériorité, comme l’enfant jetant la pierre à l’eau pour en admirer l’effet produit. Nous pensons que le travail doit être l’expression de notre créativité et de l’assouvissement de nos besoins fondamentaux et non pas l’instrument de domination ou d’enrichissement d’un tiers. En effet les ouvriers sont indispensables aux patrons mais pas le contraire. C’est pourquoi, afin de nous émanciper nous devons lutter pour l’abolition du salariat et du précariat, nous permettant ainsi de nous réaliser dans la dignité et le respect de l’humanité qui réside en chacun. Nous voulons être considérés comme des fins et non comme des moyens.

Lire la suite ici

Au sommaire :
- Travailler, pour quoi faire ? (Non Fides)
- La Délation en entreprise (Non Fides)
- Et après, que nous reste-t-il ? (Non Fides)
- Les Patrons sont ils indispensables ? (anonyme)
- Il y a des choses qui explosent la boite crânienne (Non Fides)
- Courtois, Accueillant, Dynamique, Organisé, Rigoureux (Non Fides)
- Benzoriders (R.T.O)
- On aimerait faire grève (SIPN)
- A propos d’une idée ignoble appelée compétition (Non Fides)
- La grève générale (Emile Pouget)


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 1807 / 595105

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Dossiers, alternatives, politiques et réflexions  Suivre la vie du site Sociologiques  Suivre la vie du site Travail, chômage, précarité   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.21 + AHUNTSIC

Creative Commons License