robin-woodard

Le Burkina Faso veut tester le coton OGM

vendredi 21 novembre 2008 par anik

Le Burkina Faso va tester le coton OGM en champs libres sur 200 000 hectares lors de la prochaine campagne. Telle est l’option choisie par le Burkina Faso ce jeudi, au dernier jour de la 67e réunion annuelle du Comité consultatif international du coton à Ouagadougou (Burkina Faso), rapporte RFI. Une trentaine de délégations venues du monde entier ont participé à cette rencontre. Le coton OGM a été l’un des thèmes de discussion, voire de polémique de ce rendez-vous. Le Burkina Faso est, pour l’heure, le seul pays d’Afrique de l’ouest qui a officiellement planté du coton génétiquement modifié avec la firme américaine Monsanto. Mais la tentation serait grande chez les pays voisins notamment le Togo. (Vendredi 21 Novembre - 14:07)

BURKINA FASO - Autorisation commerciale du coton Bt

par Christophe NOISETTE

Depuis juillet 2008, le Burkina Faso est devenu le troisième producteur d’OGM en Afrique, après l’Afrique du Sud et l’Egypte [1]. Début juillet l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles du Burkina (Inera) et Monsanto ont signé un accord commercial qui organise l’importation de semences destinées à être reproduites en champ. Selon Kinyua Mbijjewe, de Monsanto Afrique, le Burkina a importé de quoi ensemencer 15 000 hectares avec du coton Bt. L’Inera espère produire des semences pour ensemencer 400 000 hectares en 2009. Les premiers essais en champ datent de 2003. Pour Gnissa Konate, directeur de l’Inera, "l’Etat est copropriétaire, avec Monsanto, des variétés génétiquement modifiées. Nous discutons d’égal à égal. Le prix de la semence et la répartition de la valeur ajoutée entre nous et eux seront fixés d’un commun accord". Cependant, le montant de la redevance payée par les agriculteurs n’est pas encore connu. De même les mesures de coexistence entre les filières ne sont pas encore fixées. M. Konate estime que des distances d’isolement de 15 mètres entre les champs rendront "négligeables" les traces d’OGM dans les cultures conventionnelles, entre 0 et 0,4 %. Pour les opposants, cela n’évitera en rien la contamination des autres filières. En février, la Coalition des organisations de la société civile pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) avait organisé une caravane dans les zones cotonnières, afin de "sensibiliser" les paysans. M. Millago, membre de la Coalition, précise que le principal handicap du coton burkinabé est son coût, trop élevé par rapport aux cotons subventionnés venus des Etats-Unis et d’Europe, et plombé par la parité entre l’euro et le franc CFA. "Les OGM ne vont pas résoudre ça", ironise-t-il.
Le Burkina Faso est le deuxième pays producteur de coton d’Afrique derrière l’Egypte. Le coton fait vivre 20% de la population, rapporte 60% des recettes d’exportation, et représente un quart du PIB burkinabé. Ce n’est donc pas un secteur anodin pour l’économie du pays.

Sources : inf’OGM et afrik.com


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 344 / 611806

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Monde  Suivre la vie du site Afrique  Suivre la vie du site Burkina Faso   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.21 + AHUNTSIC

Creative Commons License