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De l’inutilité de l’agitation aux temps présents

samedi 1er novembre 2008 par Régis Duffour

Je crains fort que le crétinisme n’ait tant supplanté l’intelligence qu’il paraît vain de devoir seulement se montrer sous un jour avantageux.

Le piège c’est encore de parler à satiété d’un événement qui n’en est pas un et quel que soit le ton employé. A moins de favoriser, d’encourager, ou d’appeler de ses voeux des soulèvements massifs ; lesquels n’auront pas lieu car la véritable déception de ce non-événement c’est le taux de participation à cette supercherie.

l n’y a jamais eu de seuil de tolérance à l’imposture. Ce ne fut jamais que complaisances et profits mesquins qu’on en tire. Toute objection porte en elle plus de cadavres que les siècles n’en conçoivent. Mais la lâcheté peut avantageusement se retourner, et part admise que l’on feint simplement ignorer, embraser ce qui doit l’être : le vieux monde.

Il suffirait pour cela que massivement l’on se décide à vivre. Au lieu d’affrontements les salariés déserteraient bureaux, administrations et usines pour se rendre dans les bois, aux bords des lacs et des mers, dans les campagnes, en montagne. Verrait-on les argousins aller les y dénicher et les ramener manu militari, un à un, sur les lieux de travail, les frapper pour les y contraindre. Nous verrions alors le monde des comptables s’affoler de ce qu’on vive comme on l’entend.

régis duffour


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