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La propriété intellectuelle contre la biodiversité ? Géopolitique de la diversité biologique

Ouvrage collectif
samedi 30 avril 2011 par anik

Les pays du Sud recensent 80% des ressources naturelles mondiales, attisant la convoitise des sociétés transnationales. Celles-ci sont prêtes à tout pour se les approprier à coup de brevets et autres titres de propriété intellectuelle.
Pour tenter de pallier cette biopiraterie, la Convention sur la diversité biologique propose un « partage des bénéfices » entre ces firmes, les peuples autochtones et les pays du Sud.

Presque 20 ans après l’entrée en vigueur de cette Convention, ce partage est-il réellement « équitable » et « bénéfique » pour les peuples ? Garantit-il la poursuite de l’innovation collective ? La valorisation marchande de la nature permet-elle de protéger la biodiversité ? Dans les pays du Nord, les réglementations sur les semences ont eu pour effet de réduire la biodiversité agricole et la liberté des paysans. Cette situation vécue au Nord augurerait-elle de ce qui se passera dans le monde entier ces prochaines décennies ? L’industrie semencière peut-elle remplacer le paysan dans son rôle de sélectionneur ? Et qu’en est-il du maintien de la biodiversité animale agricole ?

Ce livre montre en quoi le fait d’imposer des droits de propriété intellectuelle sur la biodiversité conduit à des conséquences dramatiques pour l’humanité et pose les questions suivantes : Y a-t-il des modèles alternatifs et participatifs de partage des ressources et des savoirs s’exerçant en dehors du marché et pouvant protéger efficacement la biodiversité, comme des modèles de type « open source » ?

Quelques idées pour aider à repenser la logique de privatisation et de marchandisation de la nature et préserver les droits des paysans...

Ont contribué :
Laurent Gaberell et Gonzalo Gosalves
* Shane Greene
* Guy Kastler Jack Kloppenburg et Eric Deibel
* Birgit Müller
* Silvia Ribeiro
Antoine de Ruffray
* Chikako Takeshita
* Soolapani Usha,
Radhakrishnan Sridhar et Karsten Wolff
* Saskia Vermeylen

Table des matières
Introduction. Julie Duchatel

PARTIE 1. Le système international de collecte des ressources biologiques
De Christophe Colomb à la Convention sur la diversité biologique : 500 années de biopiraterie. Jack Kloppenburg

PARTIE 2. Nouveaux discours, nouvelles pratiques ?
Le système à l’heure du partage des bénéfices et de la CDB
Les pièges du « partage des bénéfices ». Silvia Ribeiro
Nouveaux discours sur le partage des bénéfices et résistances des peuples indigènes. Chikako Takeshita
Pérou. Politiques de la biodiversité et savoirs indigènes : un regard, dix ans après. Shane Greene
Afrique du Sud. L’accord de partage des bénéfices sur le hoodia. Saskia Vermeylen
Inde. L’accord TBGRI – Kani au Kerala. Soolapani Usha, Radhakrishnan Sridhar et Karsten Wolff
Bolivie. Biodiversité et savoirs des peuples indigènes : enjeux du débat. Laurent Gaberell et Gonzalo Gosalvez

PARTIE 3. La biodiversité agricole serait-elle devenue illégale au Nord ?
L’industrie semencière peut-elle remplacer le paysan dans son rôle de sélectionneur ? Guy Kastler
La biodiversité animale agricole. Antoine de Ruffray

PARTIE 4. Alternatives pour le partage des savoirs et des ressources
Détenir les codes de la nature : droits de propriété intellectuelle ou bien commun. Birgit Müller
La biologie « open source » et le rétablissement de la souveraineté sur les semences. Jack Kloppenburg et Eric Deibel

PubliCetim No 35, CETIM, Genève, mars 2011. 224 p.

ISBN : 978-2-88053-073-0.


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