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Autogestion : un outil contre les délocalisations et contre l’oligarchie gouvernante

Un petit rappel indispensable par les temps qui courent !
jeudi 29 septembre 2011 par anik

Au sens littéral, autogestion signifie gestion par soi-même. Ses postulats sont l’affirmation de l’aptitude des humains à s’organiser collectivement.

Historiquement, ce modèle d’organisation a été développé (et expérimenté) par les anarchistes.

Dessin de Petre

La condition de base est que les membres d’un projet renoncent à penser, vouloir et décider pour les autres, mais se centrent au contraire sur ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, qu’ils assument pleinement dès le départ le caractère personnel et situé de leurs demandes, leur statut de participants.

Les clivages structuraux habituels entre « chefs » et «  participants » disparaissent dès le départ, aux niveaux économique, politique, idéologique et psychologique. Le principe de base étant la recherche de consensus.

Un projet autogéré se doit de se doter de structures permettant à chaque participant de faire connaître et valoir ses intérêts. L’autogestion n’implique pas une absence de règles, mais que les règles soient décidées par les personnes concernées. Trouver un consensus satisfaisant est un processus qui demande en général beaucoup de temps de discussion, mais la décision finale convenant aux intéressés, elle sera plus aisément applicable.

L’autogestion est aussi pratiquée fréquemment dans les squats et les universités ou lycées occupés lors de conflits sociaux de grande ampleur. Bon nombre d’artistes à leurs début pratiquent l’autogestion de leur production et distribution. L’Anarcho-punk, une tendance se revendiquant Punk et anarchiste, défend la production de musique comme auto-produite, autogérée et sans profit.

Autogestion.coop -Le site des pratiques autogérées

Tous les chefs ont tort !

Outil d’autogestion deprojets en ligne

Le campement autogéré

Exemples (wikipédia)

Communautés de vie, coopératives ouvrières et revendications métropolitaines (France, Italie, Amérique latine) :
- 1871 : la Commune de Paris a essayé d’expérimenter l’autogestion.
- 1920 : Les Makhnovchtchina en Ukraine
- 1955 : les coopératives de Mondragon au Pays basque
- 1964-1969 : la commune de Louviers
- 1973 : Lip, ou comment des ouvriers de l’horlogerie bisontine occupent et remettent en marche leur usine.
- 1973 : Fondation de la premièreCoopérative Longo Maï. voir le site de la cabrerie et de radio zinzine
- 1974 : la Communauté de Jansiac (La Nef des Fous)
- années 1970 : les Centres Sociaux autogérés italiens
- 1994 : les «  Municipalidades » issues de la révolte du Chiapas
- 1994 : le reachat de la dernière mine de charbon du Pays de Galle, Tower Colliery par ses salariés, en coopérative
- à partir de 2001 : récupération d’usines, d’écoles, d’hôpitaux par des ouvriers en Argentine
- 2001-2005 : ECObox, expérience parisienne de « jardins partagés »

Catégorie théories de l’auto-organisation sur infokiosques


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